Les acteurs judiciaires de Kolda sont à l’école de la formation contre la traite des enfants pour deux jours ( 24/26 mai). Cette formation est déroulée par la cellule nationale de lutte contre la traite des personnes. Ainsi, la cellule dans cet élan entend identifier et prendre en charge l’aspect juridique et psychosocial des enfants victimes de traite. En ce sens, les formes de traite sont le plus souvent sexuelle, de trafic d’organes, de travaux forcés entre autres. D’après la loi, il y a tout un arsenal juridique pour faire face à cette traite d’enfants.
Pour Mody D. Ndiaye secrétaire permanent de la cellule « cet atelier entre dans le cadre du plan d’actions national de lutte contre la traite des personnes. Il regroupe les acteurs judiciaires notamment la gendarmerie, la police, la justice et l’administration pénitentiaire. » À ce titre, il précise : « et cette fois-ci, le focus porte sur la protection des enfants notamment l’approche juridique et psychosociale. »
Dans la foulée, il poursuit : « il faut savoir qu’en matière de traite des personnes, notre pays ne fait pas exception à ce qui se passe dans la sous-région. Et la traite des personnes est une forme de criminalité des plus violentes puisqu’elle dépouille l’individu de toute dignité. »
Depuis plusieurs années, la traite des personnes et le traffic illicite de migrants sont devenus un sujet d’inquiétude dans la région. Et dans ce contexte, la région de Kolda étant un fort foyer de départ de migrants est visé aussi par ce fléau. C’est pourquoi, il est important de sensibiliser les acteurs juridiques sur la question pour une lutte plus efficace contre cette traite des enfants, voire des personnes.


