Médina Yoro Foula : Momath Ndiaye, docteur en Droit et enseignant-chercheur au département gestion de l’ESP de Dakar : « Nous demandons à l’État de tenir ses promesses en commençant par réaliser les projets dans les plus brefs délais dans le département de Médina Yoro Foula… »
Dans le cadre du respect des promesses pour développer le département de Médina Yoro Foula, Momath Ndiaye (docteur en Droit et enseignant-chercheur au département gestion de l’ESP de Dakar) interpelle l’Etat sur les urgences de ce département. Originaire de ce département, il dirige aujourd’hui le mouvement « J’AIME MYF » qui exige le démarrage des travaux du Domaine agricole communautaire, du centre de santé de niveau 2 et l’accélération des travaux de la boucle du Fouladou.
À en croire ce dernier, « érigé en département en 2008, le département est malheureusement le plus pauvre du Sénégal. Il n’y a rien à Médina Yoro Foula connu le sigle de « MYF ». Malgré sa forte démographie, MYF n’est doté que d’un seul centre de santé de niveau 1 avec un seul médecin et un plateau technique plus que pauvre. Sur le plan éducatif, MYF fait partie des localités du Sénégal qui enregistre le plus d’abris provisoires, sans parler du manque de matériels scolaires. Mais à cela s’ajoutent les conditions de travail extrêmement pénibles pour les enseignants et les élèves. Pour ce qui est des infrastructures routières, MYF est l’un des rares départements, sinon le seul au Sénégal, où on enregistre zéro (0) km de goudron. Vous invaginez, 0 km de goudron pour un département de 11 communes et d’environ 180.000 habitants ? C’est tout simplement, inadmissible ! »
Il poursuit sans détours : « par ailleurs, MYF a complétement été ignoré dans les différents programmes d’électrification rurale. Seul le chef-lieu de département demeure doté de deux groupes électrogènes dont la capacité ne peut même pas alimenter 100 foyers en électricité. C’est dire que MYF est dans l’obscurité la plus absolue et aucune activité économique basée sur l’électricité ne peut y être développée. Le secteur agro-pastoral qui devait constituer la principale source d’emplois ne bénéficie d’aucune aide venant de l’État. Pourtant, de nombreux projets, tels que la production de charbon de bois, de miel, de fruits et légumes, pourraient y être développés pour encourager l’emploi des jeunes. »
C’est ce qui le fait sortir de ses gonds : « les habitants de MYF ne bénéficient d’aucune considération de la part des autorités de ce pays. C’est à se demander s’ils sont considérés comme des sénégalais. Pourtant, MYF ne demande pas à être privilégié par rapport aux autres, mais juste le minimum nécessaire pour protéger la dignité humaine. Il ne demande rien de plus… »
Dans la foulée, il constate et interpelle l’État : « pour soulager les populations, le gouvernement n’avait-il promis depuis longtemps d’y implanter un DAC (domaine agricole communautaire) dans la commune de Fafacourou. Mais les populations sont aujourd’hui au regret de constater que, si les travaux de construction de la route viennent à peine de démarrer, le DAC et le centre de santé sont restés au stade de simples promesses. »



